J’EN CREVE ENCORE


A la lumière d’un autre désastre, il nous reste encore,
Un peu d’envie dans les veines, d’hématomes crochus sur le corps,
A la lueur des fins de siècles, on s’agglutine aux corps-morts,
Les hectolitres perdus, on ne les rattrape plus.

Mais tout ce qu’on espère, sans trop le dire, c’est de pouvoir brandir bien haut les oriflammes,
Quitte à passer son existence entière, enfermé sous cellophane,
Et même si le sentiment qui au début nous libérait, finalement nous condamne,
Pouvoir dire qu’on s’est enfin, un jour, craché en flamme, pour l’amour d’une femme.

A la clameur des hémophiles, il nous reste encore,
Nos hectolitres perdus, le cœur vidé à ras-bord.
Au crépitement des stroboscopes, on en crève encore,
De nos longues secondes perdues, qu’on ne rattrapera plus.

Mais tout ce qu’on espère, sans trop le dire, c’est de pouvoir brandir bien haut les oriflammes,
Quitte à passer son existence entière, enfermé sous cellophane,
Et même si le sentiment qui au début nous libérait, finalement nous condamne,
Pouvoir dire qu’on s’est enfin, un jour, craché en flamme, pour l’amour d’une femme.

Mais tout ce qu’on espère, sans trop le dire, c’est de pouvoir brandir bien haut les oriflammes,
Quitte à passer son existence entière, enfermé sous cellophane,
Et même si le sentiment qui au début nous libérait, finalement nous condamne,
Pouvoir dire qu’on s’est enfin, un jour, craché en flamme, pour l’amour d’une femme.